30 Avr

Royal Baby v. Alfie Evans

La mort du petit Alfie Evans intervient quelques heures après la naissance du très fameux royal baby, 3e enfant du successeur au Trône d’Angleterre. Deux bébés, deux anglais, deux destins et une notoriété comparable mais différente pour chacun d’entre eux,
Alfie Evans avait 23 mois et se trouvait dans un état « semi végétatif ». Les différentes équipes médicales souhaitaient faire cesser le maintien en vie. Les parents du bébé ont saisi la justice et sont allés au bout de tous les recours, même devant la CEDH pour faire en sorte que cette décision d’arrêt du maintien artificiel en vie ne soit pas exécutée. Ils ont été déboutés. Ils en étaient à un moment crucial qui divisait l’opinion publique saisie comme ultime recours : après avoir reçu le soutien papal, la dernière demande formulée par les parents étaient que les autorités médicales acceptent que leur enfant soit expatrié pour être pris en charge par un hôpital romain qui acceptait de poursuivre le maintien en vie, l’État italien ayant même décidé d’octroyer la nationalité italienne au bambin pour l’occasion. Le feuilleton insoutenable, se poursuivait au moment de la naissance de Louis de Cambridge et 48 heures plus tard, et le décès du petit Alfie Evans a résolu définitivement le problème, suite à l’arrêt de son respirateur artificiel.
Pour les juristes, la question est simple : quelle est la bonne décision judiciaire dans un cas aussi dramatique qui porte sur le maintien ou non en vie même artificielle pour un être humain, a fortiori pour un enfant aussi jeune ?
La bonne décision, à mon sens, est celle qui serait adoptée par les juges en considérant que l’enfant concerné est le « royal baby ». La réponse qui aurait été adoptée en présence d’un enfant royal, quelle qu’elle soit, maintien d’une survie aléatoire ou non, aurait été la bonne. Peut-être aurait-elle été la même que celle qui a été adoptée pour le petit Alfie. Car une vie vaut une vie, mais pour décider de ne pas la poursuivre, faire comme si l’enfant concerné était un des enfants royaux d’Angleterre, me semble une bonne mesure et garantie que tous les éléments seront bien pesés. Je veux d’ailleurs espérer que les décisions des médecins et des juges en l’espèce n’eussent pas été différentes en présence d’un royal baby.
N’oublions pas que la Révolution a consisté, ,notamment, à faire des droits reconnus aux aristocrates les droits de l’homme et du citoyen, de tout homme et de tout citoyen.

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