10 Mar

infection nosocomiale: de quoi s’agit il?

De quoi s’agit il exactement lorsque l’on utilise le terme d’Infection nosocomiale, qui ne parle pas de lui-même ?

Il est vrai que ce terme « médico-légal » utilisé n’est pas explicite.

Le dictionnaire médical n’est pas, non plus, d’un grand secours. C’est pourquoi la circulaire du 13 octobre 1988 (aujourd’hui abrogée mais la définition reste d’actualité) a défini l’infection nosocomiale comme « toute maladie provoquée par des micro organismes, contractée dans un établissement de soins par tout patient après son admission, soit pour hospitalisation soit pour y recevoir des soins ambulatoires, que les symptômes apparaissent lors du séjour à l’hôpital ou après et que l’infection soit reconnaissable aux plans cliniques ou microbiologiques. » D’après le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France dans les 100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales, « une infection est dite nosocomiale si elle était absente à l’admission à l’hôpital ». Ce critère est applicable à toutes les infections. Lorsque la situation précise à l’admission n’est pas connue, un délai d’au moins 48 heures après l’admission (ou un délai supérieur à la période d’incubation lorsque celle-ci est connue) est communément accepté pour séparer une infection d’acquisition communautaire d’une infection nosocomiale. Toutefois, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas douteux la plausibilité du lien causal entre hospitalisation et infection. Pour les infections de plaie opératoire, on accepte comme nosocomiales « les infections survenues dans les 30 jours suivant l’intervention, ou – s’il y a mise en place d’une prothèse ou d’un implant – dans l’année qui suit l’intervention. »

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